La référence française de l’assurance indépendante & pédagogique Édition 2026 619 pages mise à jour juillet 2026
Accueil Épargne & emprunt plan épargne retraite per entreprise que devient mon per si je quitte l'entreprise Réf. PER-04.02 — Niveau 3

Que devient le PER d’entreprise quand on quitte l’entreprise ?

Quand vous quittez l'entreprise, votre PER d'entreprise (PERECO ou PERO) ne disparaît pas : l'épargne vous reste acquise, quelle que soit la raison du départ — démission, licenciement, rupture conventionnelle ou retraite. Trois options s'offrent à vous : le laisser dans l'ancien plan, le transférer vers un nouveau contrat, ou le liquider si vous êtes à la retraite. Une seule règle à ne pas oublier : quitter l'entreprise ne débloque jamais un PER.

Dossier Épargne & emprunt Lecture 5 min Mise à jour juillet 2026 Dossier terminal
Un salarié quitte les locaux de son entreprise avec ses affaires en s'interrogeant sur le sort de son PER d'entreprise
Un départ ne fait pas disparaître votre PER d'entreprise : l'épargne reste acquise, à conserver, transférer ou liquiderPhoto — assurances.fm
En bref — l’essentiel du dossierRéf. PER-04.02
Épargne au départ
acquise et conservée, quelle que soit la raison du départ
Vos options
conserver, transférer, ou liquider (si retraite)
Déblocage lié au départ
non — la fin du contrat de travail n'ouvre aucune sortie
Frais de transfert
≤ 1 % si PER détenu moins de 5 ans, gratuit au-delà
Frais de tenue de compte
à votre charge après le départ (avant : l'employeur)
Abondement
s'arrête, comme les versements d'épargne salariale

Que devient votre PER quand vous quittez l'entreprise ?

Quand vous quittez l'entreprise, votre PER d'entreprise reste intégralement à vous : l'épargne accumulée — vos versements, la participation, l'intéressement, l'abondement de l'employeur et les plus-values — est définitivement acquise et ne peut être reprise. Que vous partiez en démission, à la suite d'un licenciement, d'une rupture conventionnelle ou d'un départ à la retraite, votre plan continue d'exister et de fructifier. Seule change la manière de le gérer désormais.

Trois voies s'ouvrent à vous à partir de ce moment : le conserver dans le plan de votre ancien employeur, le transférer vers le PER de votre nouvelle entreprise ou vers un PER individuel, ou le liquider si vous êtes en droit de faire valoir vos droits à la retraite. Ce qui disparaît, en revanche, c'est l'abondement : vous ne pourrez plus y verser participation ni intéressement, et l'employeur ne complétera plus vos versements.

À retenir

Distinguez bien deux enveloppes que le départ traite à l'opposé. Sur le PEE, la rupture du contrat de travail débloque immédiatement l'épargne. Sur le PER, elle ne débloque rien : votre argent reste immobilisé jusqu'à la retraite.

3options à votre départ : conserver, transférer ou liquider
5 ansde détention pour un transfert 100 % gratuit
6cas de déblocage anticipé, indépendants du départ

Option 1 — le conserver dans l'ancien plan

Ne rien faire est possible, et parfois pertinent : votre épargne reste investie sur les supports du plan et continue de produire des intérêts. Vous gardez la faculté d'effectuer des versements volontaires à titre individuel, qui restent déductibles de votre revenu imposable. Deux inconvénients apparaissent toutefois.

D'abord, les frais de tenue de compte, jusque-là payés par l'employeur, basculent à votre charge — généralement 20 à 40 € par an. Ensuite, vous perdez tout abondement futur et ne pouvez plus y verser d'épargne salariale. Conserver le plan a du sens si ses supports sont performants et ses frais de gestion faibles ; dans le cas inverse, le transfert devient intéressant. Vous conservez par ailleurs le mode de gestion choisi, y compris la gestion pilotée par horizon qui sécurise automatiquement votre épargne à l'approche de la retraite : rien ne se fige à votre départ.

Option 2 — le transférer vers un nouveau plan

Vous pouvez transférer votre PER d'entreprise vers le PER de votre nouvel employeur, s'il en propose un, ou vers un PER individuel ouvert auprès de l'assureur ou de la banque de votre choix. Le transfert préserve l'antériorité fiscale et regroupe votre épargne sur un seul contrat, plus simple à piloter. Les frais sont encadrés par la loi.

Frais et délais de transfert d'un PER d'entreprise en 2026
SituationFrais de transfertDélai indicatif
PER détenu moins de 5 ans≤ 1 % de l'épargne1 à 3 mois
PER détenu 5 ans ou plusGratuit1 à 3 mois
Vers le PER de la nouvelle entreprisesouvent nul1 à 2 mois

Le plafond de 1 % de l'épargne pour un plan de moins de cinq ans découle de l'article L224-6 du Code monétaire et financier ; au-delà de cinq ans de détention, le transfert est totalement gratuit. C'est souvent le meilleur moment pour regrouper d'anciens contrats dispersés au fil d'une carrière. La démarche se pilote toujours depuis le contrat d'accueil : c'est le nouveau gestionnaire qui réclame les fonds à l'ancien, sur simple signature d'une demande de transfert. Vous n'avez aucune formalité à accomplir auprès de votre ex-employeur.

Peut-on débloquer son PER en quittant l'entreprise ?

Non : la fin du contrat de travail n'est pas un motif de déblocage du PER. C'est le piège le plus fréquent, car beaucoup de salariés confondent avec le PEE, où le départ libère l'épargne. Sur le PER, l'argent reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf les six cas légaux de déblocage anticipé, indépendants de votre situation professionnelle.

Attention

Quitter l'entreprise ne vous donne aucun droit à récupérer votre PER en argent. Les seules sorties anticipées restent l'achat de la résidence principale, l'invalidité, le décès du conjoint, le surendettement, la liquidation judiciaire et l'expiration des droits au chômage — ce dernier cas pouvant concerner un départ suivi d'une longue période sans emploi.

Si vous êtes en revanche en âge de liquider vos droits à la retraite, le départ ouvre au contraire la sortie : vous choisissez alors entre capital, rente viagère ou une combinaison des deux.

Démission, licenciement, retraite : ce qui change selon le motif

Le sort de votre PER dépend moins du motif du départ que de la situation qui en découle. Le socle des droits reste le même, mais quelques nuances méritent attention.

  • Démission ou rupture conventionnelle : épargne conservée, aucun déblocage lié au départ, choix libre entre conservation et transfert.
  • Licenciement : même régime ; si le chômage se prolonge jusqu'à l'expiration de vos droits, un déblocage anticipé devient alors possible.
  • Départ à la retraite : vous pouvez liquider le PER en capital et/ou en rente. Attention : les droits issus des versements obligatoires d'un PERO ne sortent, eux, qu'en rente.

Dans tous les cas, aucune fiscalité ne s'applique au simple fait de partir : l'impôt n'intervient qu'à la sortie effective de l'épargne, à la retraite ou lors d'un déblocage anticipé.

Bon à savoir

Pensez à communiquer votre nouvelle adresse au gestionnaire du plan. Chaque année, des milliers de PER deviennent « en déshérence » faute de contact à jour : vous restez propriétaire de l'épargne, mais la retrouver peut demander des démarches longues.

Conserver ou transférer : comment décider

Le bon choix se joue sur trois critères : les frais, la qualité des supports et votre besoin de simplicité.

  • comparez les frais de gestion annuels de l'ancien plan et du contrat d'accueil ;
  • vérifiez la performance passée et la diversité des supports proposés ;
  • recensez vos éventuels autres PER pour envisager un regroupement global ;
  • adressez la demande de transfert au gestionnaire du contrat d'accueil, jamais à l'ancien.

Conserver l'ancien plan si…

  • ses frais de gestion sont bas et ses supports performants ;
  • vous voulez éviter tout frais de transfert (plan récent) ;
  • vous comptez peu l'alimenter à l'avenir.

Transférer si…

  • vous détenez le plan depuis plus de cinq ans (transfert gratuit) ;
  • vous voulez regrouper plusieurs contrats épars ;
  • votre nouvel employeur propose un meilleur plan ;
  • les frais de tenue de compte deviennent pénalisants.

Les règles officielles de conservation et de transfert du PER sont détaillées sur service-public.fr.

Vos questions, nos réponses

FAQ — 4 questions
Que devient mon PER si je démissionne ?

Il reste à vous et continue de fructifier. La démission ne débloque pas l'épargne et ne fait perdre aucun droit : vous conservez tout ce qui a été versé, y compris l'abondement de l'employeur. Vous pouvez laisser le plan en l'état, avec des versements volontaires possibles, ou le transférer vers un PER individuel ou celui de votre futur employeur.

Puis-je récupérer l'argent de mon PER en quittant l'entreprise ?

Non, sauf si vous partez à la retraite ou relevez d'un cas de déblocage anticipé. Contrairement au PEE, la fin du contrat de travail ne libère pas le PER : l'épargne reste bloquée. Les seules sorties anticipées possibles sont l'achat de la résidence principale, l'invalidité, le décès du conjoint, le surendettement, la liquidation judiciaire et l'expiration des droits au chômage.

Le transfert de mon PER d'entreprise est-il payant ?

Cela dépend de son ancienneté. Si vous détenez le plan depuis moins de cinq ans, les frais de transfert sont plafonnés à 1 % de l'épargne (article L224-6 du Code monétaire et financier). Au-delà de cinq ans de détention, le transfert est entièrement gratuit. Un transfert vers le PER d'un nouvel employeur est, lui, souvent sans frais.

Qui paie les frais de mon PER après mon départ ?

Vous. Tant que vous êtes salarié, l'employeur prend en charge les frais de tenue de compte. Dès votre départ, ces frais — généralement 20 à 40 € par an — basculent à votre charge. C'est l'un des arguments qui poussent, selon la qualité du plan, à conserver ou au contraire à transférer l'épargne vers un contrat aux frais plus légers.

La rédaction d’assurances.fm Dossier PER-04.02 rédigé, structuré et relu par notre équipe éditoriale. Contenus vérifiés — mise à jour juillet 2026.
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