La référence française de l’assurance indépendante & pédagogique Édition 2026 619 pages mise à jour juillet 2026
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Assurance prévoyance : protéger vos revenus et vos proches des coups durs

L'assurance prévoyance prend le relais quand un arrêt de travail, une invalidité ou un décès fait chuter les revenus du foyer. Elle complète des prestations de la Sécurité sociale souvent très inférieures au salaire réel : des indemnités journalières plafonnées à environ 42 € par jour pour un salarié, une pension d'invalidité rarement supérieure à 2 000 € par mois. Pour 20 à 80 € par mois selon le profil, un contrat de prévoyance maintient le niveau de vie de la famille quoi qu'il arrive.

Dossier Santé & prévoyance Lecture 11 min Mise à jour juillet 2026 5 sous-dossiers
Une famille marche sereinement près de chez elle, symbole de la protection apportée par l'assurance prévoyance
La prévoyance sécurise les revenus du foyer face à l'arrêt de travail, l'invalidité et le décès.Photo — assurances.fm
En bref — l’essentiel du dossierRéf. PRE-00
Risques couverts
Arrêt de travail (incapacité), invalidité, décès, perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA)
Obligatoire ?
Non pour le particulier ; l'employeur doit cotiser 1,50 % de la tranche A pour les cadres (ANI du 17 novembre 2017)
IJSS maladie 2026
50 % du salaire journalier de base, plafonnées à environ 42 €/jour, après 3 jours de carence
Pension invalidité maxi
Environ 1 200 €/mois (cat. 1) à 2 000 €/mois (cat. 2), hors majoration tierce personne
Prix moyen 2026
15 à 40 €/mois pour un salarié en complément, 40 à 150 €/mois pour un indépendant
Fiscalité TNS
Cotisations déductibles en loi Madelin : 3,75 % du bénéfice + 7 % du PASS, dans la limite de 3 % de 8 PASS
Textes de référence
Art. L911-1 et L911-8 du Code de la Sécurité sociale, loi Madelin du 11 février 1994, loi Évin du 31 décembre 1989

Assurance prévoyance : de quoi parle-t-on exactement ?

L'assurance prévoyance regroupe les garanties qui remplacent ou complètent vos revenus lorsque vous ne pouvez plus travailler — maladie, accident, invalidité — et qui protègent financièrement vos proches en cas de décès. Contrairement à la complémentaire santé, qui rembourse des frais de soins, la prévoyance verse des revenus de substitution : indemnités journalières, rentes, capitaux. C'est l'assurance de la personne dans ce qu'elle a de plus concret : la fiche de paie qui continue de tomber quand tout s'arrête.

Le besoin est massif et souvent sous-estimé. Un salarié en arrêt long perd rapidement 30 à 50 % de son revenu net ; un indépendant sans contrat peut voir ses ressources tomber à quelques dizaines d'euros par jour. La prévoyance existe sous deux formes complémentaires : les contrats collectifs souscrits par l'employeur pour ses salariés, et les contrats individuels choisis librement, indispensables aux indépendants et utiles à tous ceux dont la couverture d'entreprise est incomplète.

Incapacité temporaire de travail (ITT)
Impossibilité médicalement constatée d'exercer son activité pendant une période limitée. Elle déclenche le versement d'indemnités journalières.
Invalidité
Réduction durable de la capacité de travail ou de gain d'au moins deux tiers, classée en trois catégories par la Sécurité sociale. Elle ouvre droit à une rente.
PTIA
Perte totale et irréversible d'autonomie : l'assuré ne peut plus exercer aucune activité et a besoin d'une tierce personne pour les actes de la vie courante. Le capital décès est alors versé par anticipation.
Délai de franchise
Nombre de jours d'arrêt (15, 30, 60 ou 90 selon le contrat) pendant lesquels l'assureur ne verse rien. Plus il est court, plus la cotisation est élevée.

Ce que verse vraiment la Sécurité sociale en cas de coup dur

La réponse tient en un mot : peu. Les prestations du régime obligatoire sont plafonnées à des niveaux très inférieurs au salaire réel, et l'écart se creuse avec le niveau de revenu. En maladie, les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) représentent 50 % du salaire journalier de base, calculé sur un salaire retenu dans la limite de 1,4 SMIC : environ 42 € par jour en 2026, versés après 3 jours de carence. Un cadre à 4 000 € nets par mois touche donc à peine un tiers de son revenu habituel. Le détail du calcul est publié sur ameli.fr.

Prestations du régime obligatoire pour un salarié en 2026
ÉvénementPrestation Sécurité socialeMontant maximal
Arrêt maladieIJSS : 50 % du salaire de base (plafonné à 1,4 SMIC)≈ 42 €/jour
Accident du travailIJ : 60 % puis 80 % du salaire journalier≈ 240 €/jour
Invalidité catégorie 130 % du salaire annuel moyen des 10 meilleures années≈ 1 200 €/mois
Invalidité catégorie 250 % du salaire annuel moyen≈ 2 000 €/mois
Invalidité catégorie 350 % + majoration tierce personne≈ 3 290 €/mois
DécèsCapital décès forfaitaire≈ 4 000 €

L'employeur complète partiellement ces montants grâce à la loi de mensualisation de 1978 : après un an d'ancienneté, il maintient 90 % du salaire brut pendant 30 à 90 jours selon l'ancienneté, puis 66,66 %. Mais ce relais est temporaire et laisse subsister des trous de couverture — jours de carence, arrêts longs, fin de droits. Calculer sa perte réelle mois par mois et la combler est précisément l'objet du maintien de salaire en arrêt de travail, premier réflexe à avoir avant toute souscription.

Le chiffre

4 000 €

C'est, en 2026, le montant approximatif du capital décès forfaitaire versé par la Sécurité sociale aux proches d'un salarié. À peine plus d'un mois de salaire médian : sans prévoyance complémentaire, la famille absorbe seule la perte de revenus.

Les garanties d'un contrat de prévoyance

Un bon contrat s'articule autour de quatre garanties, activables ensemble ou séparément, dont les montants se règlent comme des curseurs en fonction de votre situation familiale et de vos charges fixes.

Indemnités journalières en cas d'arrêt de travail

L'assureur verse une indemnité complémentaire — souvent exprimée en euros par jour — qui, cumulée aux IJSS, reconstitue jusqu'à 100 % du revenu net habituel. Le choix du délai de franchise est déterminant : un salarié bien couvert par son employeur peut accepter 90 jours et payer moins cher, quand un indépendant privilégiera 15 ou 30 jours.

Rente d'invalidité

Si l'incapacité devient durable, une rente mensuelle prend le relais jusqu'à la retraite. C'est financièrement le risque le plus lourd : une invalidité à 40 ans peut représenter plus de 500 000 € de revenus perdus sur la carrière restante. Barèmes professionnels ou croisés, taux de rente, articulation avec la pension de la Sécurité sociale : tous les mécanismes sont décryptés dans notre dossier consacré à l'assurance invalidité.

Capital décès et rentes aux proches

En cas de décès, le contrat verse un capital libre d'emploi — couramment 100 à 300 % du salaire annuel — au bénéficiaire désigné, hors succession. Il peut être complété par une rente de conjoint et par une rente éducation, qui finance la scolarité et les études de chaque enfant jusqu'à 18, 25 ou 26 ans : un mécanisme précieux, car il colle à la durée réelle du besoin plutôt qu'à un montant figé.

Garanties annexes

  • Doublement accidentel : capital décès multiplié par deux en cas d'accident, parfois par trois en accident de la circulation.
  • Exonération des cotisations : le contrat reste en vigueur sans paiement pendant un arrêt de travail indemnisé.
  • Frais d'obsèques : forfait de 1 500 à 5 000 € versé en quelques jours.
  • Assistance : aide-ménagère, garde d'enfants, soutien psychologique pendant l'hospitalisation ou l'arrêt.

Salarié : ce que votre entreprise couvre déjà

Avant de souscrire quoi que ce soit à titre individuel, commencez par lire la notice de votre régime d'entreprise. Tout employeur de cadre doit consacrer 1,50 % de la tranche A du salaire à la prévoyance, affecté en priorité à la garantie décès (accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017, héritier de la convention de 1947). Beaucoup de conventions collectives imposent aussi une couverture aux non-cadres, avec des niveaux très variables d'une branche à l'autre.

Ces régimes collectifs ont deux atouts majeurs : un coût partagé avec l'employeur (qui finance souvent 50 à 60 % de la cotisation) et une admission sans questionnaire médical. Ils ont aussi des limites : garanties calées sur le salaire de base sans les primes, rentes plafonnées, perte de couverture au départ de l'entreprise — tempérée par la portabilité gratuite de 12 mois maximum prévue à l'article L911-8 du Code de la Sécurité sociale. Pour vérifier point par point ce que votre employeur doit vous garantir, qui est couvert et ce qui se passe à la rupture du contrat de travail, consultez notre guide de la prévoyance collective en entreprise.

Bon à savoir

La loi Évin du 31 décembre 1989 protège le salarié en arrêt de travail : les prestations en cours de service (indemnités, rentes) continuent d'être versées même si le contrat collectif est résilié ou si vous quittez l'entreprise après la survenance du sinistre.

Indépendants, professions libérales : la prévoyance n'est pas une option

Pour un travailleur non salarié, la prévoyance individuelle est tout simplement vitale. Les indemnités journalières du régime des indépendants sont plafonnées à environ 65 € par jour en 2026 (1/730e du revenu annuel moyen, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale), avec 3 jours de carence — et certaines professions libérales réglementées ne perçoivent presque rien pendant les 90 premiers jours d'arrêt. Aucun employeur ne maintient le salaire, aucune portabilité ne joue : sans contrat, un artisan qui se blesse vit sur sa trésorerie.

La bonne nouvelle est double. D'abord, le cadre fiscal est favorable : les cotisations d'un contrat éligible sont déductibles du bénéfice imposable dans la limite de 3,75 % du bénéfice majorés de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (sans excéder 3 % de 8 PASS, soit environ 11 530 € en 2026). Ensuite, l'offre s'est étoffée : garanties adaptées aux revenus irréguliers, franchises courtes, rachat des exclusions dos et psy. Le choix des montants, les pièges des barèmes d'invalidité professionnelle et l'optimisation fiscale sont détaillés dans notre dossier prévoyance TNS en loi Madelin.

Quel prix pour une assurance prévoyance en 2026 ?

La cotisation dépend de quatre paramètres : l'âge à la souscription, la profession (risque physique, trajets), le niveau de revenus à garantir et l'étendue des garanties. En 2026, un salarié de 35 ans complète utilement son régime d'entreprise pour 15 à 40 € par mois ; un indépendant construisant une couverture complète y consacre 40 à 150 € par mois, montant à relativiser après déduction fiscale Madelin.

25 €/moiscomplément type d'un salarié de 35 ans
90 €/moiscouverture complète d'un artisan de 40 ans
-30 %coût réel après déduction Madelin (TMI 30 %)
Cotisations mensuelles constatées en 2026 (garanties incapacité + invalidité + décès)
ProfilRevenu garantiCotisation basseCotisation haute
Salarié 30 ans, complément décès + IJ2 200 €/mois12 €28 €
Cadre 40 ans, complément complet4 500 €/mois30 €75 €
Artisan 35 ans, franchise 15 jours2 500 €/mois55 €110 €
Profession libérale 45 ans5 000 €/mois85 €180 €
Dirigeant assimilé salarié 50 ans6 000 €/mois110 €230 €

Deux leviers font baisser la facture sans dégrader la protection : allonger le délai de franchise lorsque l'employeur ou la trésorerie couvre les premières semaines (passer de 30 à 90 jours réduit la cotisation incapacité de 25 à 40 %), et ajuster le capital décès à la baisse au fil de la vie, à mesure que le crédit immobilier s'amortit et que les enfants deviennent autonomes.

Comment construire sa couverture : la méthode en cinq étapes

  1. Faites l'inventaire de l'existant.

    Notice du régime d'entreprise, convention collective, relevés de la Sécurité sociale ou de votre caisse : notez précisément ce que vous toucheriez à 30, 90 et 365 jours d'arrêt, en invalidité et en cas de décès.

  2. Chiffrez le besoin réel du foyer.

    Additionnez charges fixes, crédits, pensions et frais d'éducation. Le besoin = dépenses incompressibles − prestations garanties. C'est cet écart, et lui seul, qu'il faut assurer.

  3. Hiérarchisez les risques.

    L'invalidité d'abord (perte la plus lourde et la plus longue), le décès ensuite si des proches dépendent de vos revenus, l'incapacité temporaire enfin, calibrée sur le délai que votre épargne peut absorber.

  4. Comparez à garanties strictement équivalentes.

    Même franchise, même définition de l'invalidité (barème professionnel de préférence), mêmes exclusions rachetées. Une cotisation basse avec un barème croisé restrictif coûte très cher au moment du sinistre.

  5. Remplissez le questionnaire de santé avec exactitude.

    La fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat (article L113-8 du Code des assurances). En cas d'antécédent, mieux vaut une surprime ou une exclusion négociée qu'un refus d'indemnisation.

« Le bon contrat de prévoyance ne se juge pas à sa cotisation mais à trois lignes des conditions générales : la définition de l'invalidité, le barème retenu et les exclusions. Tout le reste est du réglage de curseurs. »

La rédaction assurances.fm

Points de vigilance avant de signer

La prévoyance est un contrat de long terme : les défauts se découvrent au pire moment, celui du sinistre. Voici les vérifications qui évitent l'essentiel des litiges.

  • Exigez un barème d'invalidité professionnel (incapacité à exercer votre métier) plutôt que fonctionnel ou croisé, surtout pour les métiers manuels et techniques.
  • Vérifiez le sort des affections dorsales et psychiques : souvent exclues ou limitées, elles se rachètent par option pour quelques euros par mois.
  • Contrôlez la revalorisation des rentes en cours de service : une rente non indexée perd 20 % de pouvoir d'achat en dix ans avec 2 % d'inflation.
  • Regardez l'âge limite des garanties : la couverture incapacité doit courir jusqu'à 65 ou 67 ans si vous travaillez au-delà de 62 ans.
  • Mettez à jour la clause bénéficiaire après chaque événement familial : mariage, divorce, naissance.
  • Ne cumulez pas des garanties dont la somme dépasse 100 % du revenu net : les contrats sont indemnitaires pour l'incapacité, l'excédent de cotisation est perdu.
  • Ne confondez pas prévoyance et assurance emprunteur : la seconde rembourse la banque, pas votre foyer.
  • N'attendez pas un premier problème de santé pour souscrire : chaque année de plus renchérit le tarif de 3 à 5 %, et un antécédent peut fermer des portes.

Attention

Les contrats prévoient un délai d'attente (ou de carence) de 3 à 12 mois pendant lequel la maladie n'est pas couverte — le décès accidentel l'est, lui, immédiatement. Souscrire en bonne santé, longtemps avant le besoin, reste la seule façon d'être pleinement couvert le jour venu.

Prévoyance et moments clés de la vie

La couverture se révise à chaque étape, car le besoin change de nature. À l'arrivée d'un enfant, la garantie décès devient prioritaire : capital renforcé et rente éducation prennent tout leur sens. À l'achat immobilier, l'assurance emprunteur couvre le crédit, mais pas les charges courantes du foyer : le complément prévoyance reste nécessaire. Au passage en indépendant, la protection du salarié disparaît du jour au lendemain : la souscription doit précéder l'immatriculation, pas la suivre. À l'approche de la retraite, les garanties incapacité et invalidité perdent leur objet et le contrat s'allège naturellement, tandis que la question des obsèques et de la transmission prend le relais.

À retenir

La prévoyance se construit en trois temps : mesurer ce que versent déjà la Sécurité sociale et l'entreprise, chiffrer l'écart avec les besoins réels du foyer, puis assurer cet écart — et seulement lui — avec des définitions de garanties solides. Un audit tous les trois ans ou à chaque changement de vie suffit à maintenir la couverture au bon niveau.

Pour aller plus loin dans le dossier

5 sous-dossiers — niveau 2

Vos questions, nos réponses

FAQ — 6 questions
Quelle est la différence entre mutuelle santé et assurance prévoyance ?

La mutuelle (complémentaire santé) rembourse des frais de soins : consultations, hospitalisation, optique, dentaire. L'assurance prévoyance verse des revenus de remplacement quand vous ne pouvez plus travailler — indemnités journalières, rente d'invalidité — et des capitaux ou rentes à vos proches en cas de décès. Les deux sont complémentaires et souvent proposées ensemble en entreprise, mais couvrent des risques totalement différents.

L'assurance prévoyance est-elle obligatoire ?

Non pour les particuliers. En revanche, l'employeur doit obligatoirement cotiser 1,50 % de la tranche A du salaire pour la prévoyance des cadres, affecté en priorité au risque décès, et de nombreuses conventions collectives imposent une couverture minimale à tous les salariés. Les indépendants, eux, ne bénéficient d'aucun régime collectif : leur protection repose entièrement sur un contrat individuel volontaire.

Combien coûte une assurance prévoyance en 2026 ?

Comptez 15 à 40 € par mois pour un salarié qui complète son régime d'entreprise, et 40 à 150 € par mois pour un indépendant construisant une couverture complète incapacité, invalidité et décès. Le tarif dépend surtout de l'âge à la souscription, de la profession, du délai de franchise choisi et du revenu garanti. Pour un TNS, la déduction fiscale Madelin réduit le coût réel d'environ un tiers selon la tranche d'imposition.

Que touche-t-on de la Sécurité sociale en cas d'arrêt maladie ?

Un salarié perçoit des indemnités journalières égales à 50 % de son salaire journalier de base, calculé dans la limite de 1,4 SMIC, soit environ 42 € par jour maximum en 2026, après 3 jours de carence et pendant 360 jours maximum sur 3 ans. L'employeur complète temporairement au titre de la loi de mensualisation, sous condition d'un an d'ancienneté. Au-delà, seule une prévoyance collective ou individuelle maintient le revenu.

Peut-on souscrire une prévoyance avec des problèmes de santé ?

Oui, dans la plupart des cas. Après examen du questionnaire de santé, l'assureur peut accepter aux conditions normales, appliquer une surprime ou exclure une pathologie précise. Les régimes collectifs d'entreprise, eux, admettent tous les salariés sans sélection médicale, ce qui en fait la meilleure porte d'entrée en cas d'antécédent. Déclarer avec exactitude est impératif : une fausse déclaration intentionnelle entraîne la nullité du contrat.

Le capital décès de la prévoyance entre-t-il dans la succession ?

Non. Le capital est versé directement au bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire, hors actif successoral, comme en assurance vie. Il échappe ainsi aux droits de succession dans les limites fiscales en vigueur et n'est pas gelé pendant le règlement de la succession : les proches le perçoivent généralement en quelques semaines sur présentation de l'acte de décès et des pièces justificatives.

La rédaction d’assurances.fm Dossier PRE-00 rédigé, structuré et relu par notre équipe éditoriale. Contenus vérifiés — mise à jour juillet 2026.
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