La référence française de l’assurance indépendante & pédagogique Édition 2026 619 pages mise à jour juillet 2026
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Prix d’une assurance cyber : budgets réels par taille d’entreprise

Le prix d'une assurance cyber s'étend de 300 € par an pour une TPE à plus de 5 000 € pour une PME, et bien au-delà pour une ETI. Quatre facteurs dictent le tarif : le chiffre d'affaires, le secteur, le plafond de garantie et la maturité de votre sécurité. Bonne nouvelle : un dossier de sécurité solide fait baisser la prime de 15 à 30 %.

Dossier Professionnels Lecture 7 min Mise à jour juillet 2026 1 sous-dossier
Dirigeant de petite entreprise comparant des devis d'assurance cyber sur un ordinateur portable dans un bureau français
Le tarif d'un contrat cyber se négocie d'abord sur la qualité de votre hygiène informatique.Photo — assurances.fm
En bref — l’essentiel du dossierRéf. CYB-04
Prix TPE
300 à 900 €/an pour un plafond de 100 000 à 250 000 €
Prix PME
1 200 à 5 000 €/an pour un plafond de 500 000 € à 2 M€
Prix ETI
6 000 à 25 000 €/an pour un plafond de 2 à 5 M€
Franchise
1 000 à 10 000 € par sinistre + franchise temporelle de 12 à 48 h
Facteurs de tarif
Chiffre d'affaires, secteur, plafond choisi, maturité de la sécurité
Économie possible
-15 à -30 % avec authentification multifacteur et sauvegardes déconnectées
Résiliation
À l'échéance annuelle, préavis de 2 mois (art. L113-12 du Code des assurances)

Prix d'une assurance cyber : les fourchettes 2026

Le prix d'une assurance cyber varie de 300 € par an pour un artisan ou un commerce de proximité à plus de 25 000 € pour une ETI, en passant par 1 200 à 5 000 € pour une PME classique. Cette amplitude ne traduit pas une opacité du marché mais une logique de risque : la prime suit le chiffre d'affaires, le secteur d'activité, le plafond de garantie retenu et le niveau de sécurité de l'entreprise.

Voici les tarifs réellement constatés en 2026 sur le marché français, hors franchise et options :

Prime annuelle indicative d'une assurance cyber en 2026
Profil d'entrepriseChiffre d'affairesPlafond courantPrime annuelle
Artisan, commerce de proximité< 500 000 €100 000 €300 à 600 €
TPE de services, profession libérale< 1 M€250 000 €450 à 900 €
PME1 à 10 M€500 000 € à 2 M€1 200 à 5 000 €
ETI10 à 50 M€2 à 5 M€6 000 à 25 000 €

Rapporté au risque, ce budget reste modeste : une prime d'entrée de gamme représente souvent l'équivalent de quelques heures de chiffre d'affaires, quand une attaque réussie immobilise l'activité plusieurs jours. C'est ce rapport, et non le montant absolu de la prime, qui doit guider la décision.

Les quatre facteurs qui déterminent votre prime

Un tarif cyber se construit sur quatre variables. Comprendre leur poids respectif permet d'agir sur celles qui sont à votre main — la sécurité et le plafond — plutôt que de subir un devis.

Le chiffre d'affaires
Base de calcul principale : il reflète le volume de données traitées et l'enjeu financier d'une interruption. La prime progresse avec lui, mais de façon dégressive.
Le secteur d'activité
La santé, le e-commerce, les professions du droit et du chiffre paient davantage : données sensibles, dépendance au système informatique et fréquence d'attaque plus élevées.
Le plafond de garantie
Doubler le plafond ne double pas la prime, mais l'augmente sensiblement. Il doit correspondre au coût réel d'un sinistre majeur, pas à un chiffre rassurant.
La maturité de la sécurité
C'est le seul levier vraiment décisif à court terme : le questionnaire de souscription conditionne à la fois l'acceptation, le tarif et la validité des garanties.

Bon à savoir

Deux entreprises au même chiffre d'affaires peuvent payer du simple au double. L'écart tient presque toujours à l'hygiène informatique : authentification multifacteur, sauvegardes déconnectées et postes à jour valent, aux yeux de l'assureur, bien plus qu'un secteur d'activité favorable.

Le poids de chaque facteur évolue avec la taille : pour une TPE, la sécurité et le secteur d'activité priment ; pour une PME ou une ETI, le plafond retenu et l'historique de sinistres deviennent déterminants. Un même effort de sécurisation ne produit donc pas la même remise partout — il est le plus rentable sur les petits contrats, où il fait souvent la différence entre acceptation et refus de couverture.

Franchises et sous-plafonds : le prix réel au-delà de la prime

La prime affichée ne dit pas tout : la franchise et les sous-plafonds déterminent ce qui reste à votre charge le jour du sinistre. Une franchise s'échelonne de 1 000 € pour une TPE à 10 000 € et plus pour une PME, à laquelle s'ajoute une franchise temporelle de 12 à 48 heures sur les pertes d'exploitation : les premières heures d'arrêt ne sont jamais indemnisées.

Certaines garanties sont par ailleurs plafonnées bien en deçà du plafond global. La cyber-extorsion est fréquemment limitée à 20-50 % du plafond, et la fraude au virement, souvent proposée en option, reste bornée à quelques dizaines de milliers d'euros. Un contrat peu cher affichant un plafond élevé mais des sous-limites étroites protège parfois moins bien qu'une offre légèrement supérieure au budget.

Trois postes qui pèsent sur le coût réel d'un contrat cyber
PosteFourchette 2026Ce qu'il faut vérifier
Franchise par sinistre1 000 à 10 000 €Montant compatible avec votre trésorerie
Franchise temporelle12 à 48 hNombre d'heures d'arrêt non indemnisées
Sous-plafond cyber-extorsion20 à 50 %Part réellement couverte du plafond affiché

Faire baisser la prime : les leviers concrets

La façon la plus efficace de réduire le prix d'une assurance cyber n'est pas de rogner sur les garanties, mais de présenter un dossier de sécurité solide : la plupart des assureurs accordent une remise de 15 à 30 % aux entreprises qui cochent les prérequis d'hygiène informatique. Un investissement de 2 000 à 5 000 € en amont se rembourse souvent dès la première année de prime, tout en évitant un refus.

  • Authentification multifacteur (MFA) sur les messageries, VPN et accès administrateurs
  • Sauvegardes selon la règle 3-2-1, dont une copie déconnectée testée chaque trimestre
  • Antivirus ou EDR déployé sur l'ensemble des postes et serveurs
  • Mises à jour de sécurité appliquées sous 30 jours sur les systèmes exposés
  • Sensibilisation des équipes au hameçonnage au moins une fois par an

À l'inverse, certaines situations font grimper le tarif ou entraînent un refus pur et simple :

  • Accès bureau à distance (RDP) ouvert sur internet sans VPN ni MFA
  • Systèmes d'exploitation obsolètes non isolés du reste du réseau
  • Sauvegardes hébergées uniquement sur le réseau principal, chiffrables avec lui
  • Antécédent de sinistre cyber non déclaré ou mal documenté

À retenir

Négociez sur quatre points plutôt que sur la seule prime : le plafond global, le sous-plafond de cyber-extorsion, la durée de la franchise temporelle et le délai d'intervention contractuel de la cellule de crise. Un contrat 10 % plus cher mais deux fois plus réactif se rentabilise au premier incident.

Trois budgets réels selon la taille de l'entreprise

Au-delà des fourchettes, voici comment se compose concrètement une prime pour trois profils courants en 2026.

480 Cabinet libéral de 3 personnes, 400 000 € de CA, plafond 100 000 €
3 200 PME industrielle de 40 salariés, 6 M€ de CA, plafond 1 M€
14 000 ETI de services, 30 M€ de CA, plafond 3 M€

Ces montants supposent un dossier de sécurité conforme. Sans MFA ni sauvegardes déconnectées, le cabinet libéral verrait sa prime majorée de 20 à 30 %, la PME essuierait un ajustement plus sévère, et l'ETI pourrait se voir refuser certaines garanties. À couverture égale, l'écart entre une entreprise bien préparée et une entreprise négligente dépasse largement le coût de la mise à niveau technique.

Ce qui fait baisser la prime

  • Authentification multifacteur généralisée
  • Sauvegardes déconnectées testées régulièrement
  • Plan de continuité et exercice de crise documentés
  • Absence de sinistre sur les 36 derniers mois

Ce qui la fait monter

  • Secteur exposé : santé, e-commerce, finance
  • Plafond élevé avec faibles franchises
  • Système d'information vieillissant
  • Sinistre cyber antérieur : surprime de 30 à 50 %

La prime est généralement payable annuellement, mais la plupart des assureurs proposent une mensualisation sans surcoût significatif, utile pour lisser la charge de trésorerie d'une petite structure. Exigez toujours un devis détaillé poste par poste plutôt qu'un tarif global : il révèle la part consacrée à chaque garantie et permet une comparaison honnête entre deux offres affichant le même plafond.

Prime cyber ou coût d'une attaque : la vraie comparaison

Pour juger si une prime est chère, il faut la rapporter au montant qu'elle couvre. Une TPE assurée 500 € par an se protège contre un sinistre dont la facture moyenne dépasse 50 000 € — soit un rapport de 1 à 100. C'est cette asymétrie, propre au risque cyber, qui rend le calcul favorable dès le premier incident évité.

Le chiffre

59 000 €

coût moyen d'une cyberattaque réussie pour une PME française : investigation, restauration du système, pertes d'exploitation et frais juridiques cumulés — l'équivalent de dix à vingt années de prime pour un contrat d'entrée de gamme.

Ce ratio ne prend son sens qu'en détaillant les postes réellement supportés lors d'un sinistre : rançon éventuelle, arrêt d'activité, reconstruction informatique, atteinte à la réputation. Le coût réel d'une cyberattaque pour une TPE ou une PME mérite d'être chiffré poste par poste pour dimensionner correctement son plafond et calibrer sa franchise. Rappelons enfin que le contrat se renouvelle par tacite reconduction et se résilie à chaque échéance annuelle, avec un préavis de deux mois (article L113-12 du Code des assurances) : rien n'empêche de renégocier son tarif chaque année à mesure que votre sécurité progresse.

« Le bon réflexe n'est pas de chercher la prime la plus basse, mais le meilleur rapport entre le tarif, le plafond utile et la réactivité de la cellule de crise. Un contrat cyber se juge le jour du sinistre, jamais sur le devis. »

La rédaction assurances.fm

Pour aller plus loin dans le dossier

1 sous-dossier — niveau 3

Vos questions, nos réponses

FAQ — 5 questions
Quel est le prix moyen d'une assurance cyber pour une PME ?

En 2026, comptez 1 200 à 5 000 € par an pour une PME dont le chiffre d'affaires se situe entre 1 et 10 M€, avec un plafond de garantie de 500 000 € à 2 M€. Le tarif dépend fortement du secteur et de la maturité de la sécurité : une PME équipée d'une authentification multifacteur et de sauvegardes déconnectées paie sensiblement moins que la même structure mal protégée.

Pourquoi deux entreprises identiques paient-elles des primes différentes ?

Parce que le tarif dépend surtout du niveau de sécurité, pas seulement du chiffre d'affaires. Deux entreprises au même profil peuvent payer du simple au double selon qu'elles ont, ou non, une authentification multifacteur, des sauvegardes déconnectées et des postes à jour. Le questionnaire de souscription traduit ces écarts directement dans la prime.

Comment réduire le prix de son assurance cyber ?

En renforçant votre hygiène informatique avant de souscrire : MFA généralisée, sauvegardes déconnectées testées, antivirus ou EDR et mises à jour régulières font baisser la prime de 15 à 30 % chez la plupart des assureurs. Un investissement de 2 000 à 5 000 € en amont se rembourse souvent dès la première année, tout en écartant le risque d'un refus de couverture.

La franchise est-elle comprise dans le prix affiché ?

Non. La prime est le montant que vous payez chaque année ; la franchise est ce qui reste à votre charge en cas de sinistre. Elle va de 1 000 € pour une TPE à 10 000 € et plus pour une PME, et s'accompagne d'une franchise temporelle de 12 à 48 heures sur les pertes d'exploitation : les premières heures d'arrêt ne sont jamais indemnisées.

Une assurance cyber est-elle rentable pour une petite entreprise ?

Le calcul est favorable dès le premier incident évité. Une TPE assurée 500 € par an se couvre contre un sinistre dont la facture moyenne dépasse 50 000 €, soit un rapport de 1 à 100. Au-delà de l'indemnisation, la souscription force une mise à niveau de la sécurité et donne accès à une cellule de crise disponible 24 h/24, hors de portée d'une petite structure en solo.

La rédaction d’assurances.fm Dossier CYB-04 rédigé, structuré et relu par notre équipe éditoriale. Contenus vérifiés — mise à jour juillet 2026.
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